►►Suite aux attaques terroristes coordonnées du 25 avril ayant visé plusieurs localités maliennes, dont Bamako, Kati, Gao, Mopti et Kidal, les autorités maliennes ont multiplié les opérations de sécurisation, les gestes d’apaisement et les appels à l’unité nationale, tout en assurant que la situation était globalement maîtrisée.
BAMAKO-Suite aux attaques terroristes coordonnées du 25 avril ayant visé plusieurs localités maliennes, dont Bamako, Kati, Gao, Mopti et Kidal, les autorités maliennes ont multiplié les opérations de sécurisation, les gestes d’apaisement et les appels à l’unité nationale, tout en assurant que la situation était globalement maîtrisée.
Dans une adresse à la nation diffusée mardi soir à la télévision nationale, le président malien, Assimi Goïta, a affirmé que les attaques du 25 avril n’étaient pas des faits isolés, mais relevaient d’un plan de déstabilisation soutenu, selon lui, par des appuis internes et externes. Il a salué la réactivité et le professionnalisme des Forces de défense et de sécurité, tout en assurant que les opérations se poursuivaient pour retrouver et neutraliser les assaillants.
Le chef de l’Etat a également appelé les Maliens à rester mobilisés derrière les forces armées, à faire preuve de vigilance et à ne pas relayer de rumeurs ou de fausses informations de nature à alimenter la panique. Selon lui, la désinformation peut constituer une arme au service des groupes terroristes.
Le gouvernement malien a confirmé la mort du ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général de corps d’armée Sadio Camara, à la suite de l’attaque ayant visé sa résidence à Kati, près de Bamako. Un deuil national de deux jours a été décrété à compter du lundi 27 avril.
Au cours de la journée de mardi, le président, accompagné notamment du Premier ministre Abdoulaye Maïga et du président du Conseil national de transition, s’est rendu au domicile du défunt ministre pour présenter ses condoléances à sa famille, avant de visiter des blessés civils et militaires pris en charge dans un hôpital de Kati, selon des médias officiels maliens.
La veille, lors d’un point de presse, le Premier ministre avait estimé que les attaques du 25 avril visaient à conquérir le pouvoir, à démanteler les institutions de la République et à mettre fin au processus de Transition. Il avait également assuré que les autorités tireraient tous les enseignements de ces événements afin d’apporter les correctifs nécessaires sur les plans sécuritaire et opérationnel.
Sur le terrain, les Forces armées maliennes ont poursuivi depuis dimanche des opérations de ratissage et de sécurisation dans plusieurs zones touchées. Selon l’armée, des centaines d’assaillants ont été neutralisés dans la riposte engagée après les attaques. Les autorités ont par ailleurs renforcé les patrouilles, les contrôles et les dispositifs de sécurité dans les localités concernées, où des couvre-feux ont été décrétés ou prolongés.
Si les autorités assurent avoir repris l’initiative dans l’essentiel des zones visées, la situation demeure suivie de près dans le nord du pays, notamment autour de Kidal, où les développements des derniers jours illustrent la persistance de fortes tensions sécuritaires.
Au-delà de la riposte militaire, ces attaques ont provoqué une vive émotion dans le pays, tant en raison de leur ampleur que de la mort du ministre de la Défense, figure centrale de l’appareil sécuritaire malien. Dans plusieurs localités, la reprise progressive des activités s’est accompagnée d’un renforcement visible des mesures de sécurité, tandis que certaines écoles sont restées fermées par précaution.
De nombreux pays et organisations régionales et internationales ont condamné les attaques et réaffirmé leur soutien au Mali. La Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) a notamment dénoncé des actions planifiées et coordonnées de longue date, destinées, selon elle, à semer la terreur parmi les populations civiles et à porter atteinte à la stabilité de l’espace sahélien.
Dans son adresse à la nation, M. Goïta a réaffirmé que le combat contre le terrorisme se poursuivrait jusqu’à son terme et que l’Etat resterait pleinement engagé aux côtés des victimes, des blessés et des familles endeuillées.
By Xinhua



