Bande de Gaza : Le PAM a fourni plus de 9,4 millions de repas chauds
►► Selon Stéphane Dujarric, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a fourni plus de 9,4 millions de repas chauds par le biais d’un réseau de 72 cuisines communautaires.
Afrique54.net │ Le porte-parole du Secrétaire Général des Nations Unies s’est exprimé le 03 octobre 2024 à New York au cours d’un point de presse. On apprend que 186 161 personnes ont pu bénéficier de ces repas en septembre.
« Si les repas chauds et la distribution de pain frais par les boulangeries se poursuivent, le PAM ne distribuera plus de paniers alimentaires dans le cadre de ses distributions générales de nourriture à Gaza en octobre, car la circulation des biens essentiels a été considérablement restreinte », a regretté Stéphane Dujarric.
Malnutrition à Gaza
« En Cisjordanie, nous et nos partenaires nous nous préparons à soutenir les agriculteurs palestiniens pendant la saison de la récolte des olives », a poursuivi le porte-parole. Il a indiqué que les partenaires humanitaires ont procédé au dépistage de la malnutrition chez plus de 24 000 enfants à Gaza le mois dernier seulement, ce qui porte le nombre total d’enfants de moins de 5 ans dépistés depuis la mi-janvier à près de 319 000.
« Ce chiffre inclut plus de 70 000 enfants dans les gouvernorats du nord de Gaza. Parmi tous les enfants dépistés, près de 22 000 ont reçu un diagnostic de malnutrition aiguë. En septembre, près de 50 000 enfants de moins de 5 ans, et plus de 18 000 femmes enceintes ou allaitantes, ont reçu des compléments alimentaires », a souligné le porte-parole d’Antonio Guterres.
Difficulté à stocker
L’OCHA prévient que les partenaires ont des capacités limitées pour stocker les fournitures qui nécessitent une réfrigération. De septembre à ce jour, le Programme Alimentaire Mondial a aidé près de 900 000 personnes vulnérables à Gaza et en Cisjordanie, dont plus de 688 000 personnes à Gaza. Ce chiffre est inférieur au nombre habituel de personnes aidées par le PAM, en raison des obstacles bureaucratiques imposés par Israël, du manque de garanties de sécurité à Gaza et du nombre insuffisant de points de passage aux frontières.
Les déplacements forcés de population ont également perturbé la capacité des partenaires à maintenir leurs opérations et à distribuer des biens, notamment de la nourriture, à ceux qui en ont besoin.
© Afrique54.net │ Lucien Embom



