►► La vague de chaleur qui a frappé la France du 17 juin au 2 juillet a entraîné au moins 5.764 décès toutes causes en excès, soit une hausse de 36% par rapport au nombre attendu, a annoncé mercredi Santé publique France.
PARIS– D’après le rapport, les journées du 25 au 27 juin ont concentré environ 56% de l’excès de mortalité. Toutes les classes d’âge, à l’exception des moins de 15 ans, ont enregistré un excès de décès, avec une hausse particulièrement marquée à partir de 45 ans. Les personnes âgées de 75 ans et plus ont représenté environ les deux tiers de ce bilan provisoire, avec au moins 3.719 décès en excès.
Sur le plan régional, l’Ile-de-France, où se situe Paris, a été la plus touchée, avec près de 2.000 décès en excès, soit une augmentation de 81,2%. Le nombre de décès a augmenté dans tous les types de lieux, notamment les établissements hospitaliers, les domiciles ainsi que les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes et les maisons de retraite.
Cependant, ces données ne comportent aucune information sur les causes médicales des décès et servent uniquement à estimer les résultats à l’échelle nationale. Une évaluation complète sera publiée après la fin de la période de surveillance estivale, d’après l’agence sanitaire.
Le rapport souligne que cette vague de chaleur s’est distinguée par sa longue durée, sa précocité et une intensité dépassant même celle de la canicule d’août 2003. Les 24 et 25 juin ont été les journées les plus chaudes jamais enregistrées en France, avec, pour la première fois, une température moyenne nationale de 30 degrés Celsius sur 24 heures. Les températures maximales ont dépassé 40 degrés Celsius dans plusieurs villes, notamment à Bordeaux et à Paris.
By Xinhua



