Afrique : l’UA et l’IFC veulent accélérer le financement du développement du continent
■■ Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf, et le directeur général de la Société financière internationale (IFC), Makhtar Diop, ont discuté du renforcement du partenariat entre l’Afrique et le Groupe de la Banque mondiale, notamment dans le financement des infrastructures et des projets de transformation du continent.
Addis-Abeba , Afrique54.net – Au cours de leur rencontre, les deux responsables ont examiné les moyens de mobiliser davantage les capitaux africains, notamment ceux gérés par les fonds de pension et les investisseurs institutionnels, pour les orienter vers les infrastructures, l’industrie et les projets structurants.
Le président de la Commission de l’UA a souligné la nécessité d’accélérer le commerce intra-africain et de s’attaquer aux obstacles qui continuent de freiner l’intégration économique du continent.
Parmi les difficultés identifiées figurent l’insuffisance des infrastructures, les barrières non tarifaires, la fragmentation des réglementations et les contraintes pesant sur la libre circulation des biens, des capitaux et de l’énergie.
Les échanges ont également porté sur le renforcement de la production africaine de médicaments et de vaccins. Les participants ont notamment évoqué le rôle de l’Agence africaine du médicament, l’harmonisation des normes réglementaires et la nécessité de créer des marchés continentaux fiables pour les produits de santé fabriqués en Afrique.
Mission 300 et intégration énergétique
La question de l’accès à l’énergie a également figuré au centre des discussions. Le programme Mission 300, les marchés énergétiques régionaux et les pools électriques ont été évoqués, de même que la participation accrue du secteur privé au financement des infrastructures de transmission.
Les deux responsables ont aussi mis en avant le développement de corridors intégrés associant transport, énergie et finance afin de faciliter les échanges et de soutenir l’activité économique.
La transformation numérique de l’Union africaine constitue une autre priorité. Mahmoud Ali Youssouf a insisté sur la nécessité d’accélérer la digitalisation de l’organisation continentale.
Enfin, la paix, la sécurité et la stabilité politique ont été présentées comme des conditions indispensables à l’investissement et au développement durable.
Mahmoud Ali Youssouf et Makhtar Diop ont réaffirmé leur engagement à poursuivre leur coopération pour une Afrique plus intégrée, plus autonome, davantage connectée et capable de financer elle-même une part croissante de son développement.
© Afrique54.net ǀ Marcien Essimi, depuis Yaoundé



