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La FIDH et deux autres ONG pointent le recul des libertés au Niger 

La FIDH et deux autres ONG pointent le recul des libertés au Niger

►► Dans le communiqué du 25 juillet 2024, la FIDH et deux autres ONG pointent le recul des libertés depuis la prise de pouvoir par la junte en République du Niger.  

 

 

 

Afrique54.net | Les autorités militaires au Niger répriment l’opposition, les médias et la dissidence pacifique depuis qu’elles ont pris le pouvoir lors d’un coup d’Etat mené il y a un an, constatent Amnesty International, Human Rights Watch et la Fédération Internationale pour les Droits Humains (FIDH).

Les militaires ont arrêté arbitrairement l’ancien président Mohamed Bazoum, au moins 30 responsables du gouvernement renversé et des personnes proches du président destitué, ainsi que plusieurs journalistes.

 

 

Les avocats des personnes arrêtées ont déclaré que leurs clients avaient été détenus au secret par les services de renseignement, avant d’être transférés dans des prisons de haute sécurité pour des accusations sans fondement. Au moins quatre d’entre eux ont été libérés sous caution en avril, tandis que tous les autres ont été accusés d’atteinte à la sûreté de l’Etat, entre autres infractions, par un tribunal militaire bien qu’ils soient des civils.

Pour ces organisations, les autorités nigériennes devraient libérer immédiatement toutes les personnes détenues pour des motifs politiques ; garantir le respect des libertés fondamentales, notamment les droits à la liberté d’expression, d’opinion et d’association ; et s’engager publiquement à faire preuve de transparence et de redevabilité dans la gestion des dépenses militaires.

« Un an après le coup d’Etat militaire, au lieu d’avancer sur la voie du respect des droits humains et de l’État de droit, les autorités militaires accentuent la pression sur l’opposition, la société civile et les médias indépendants », a souligné Samira Daoud, Directrice Régionale d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale.

Le 26 juillet 2023, le général Abdourahamane Tiani et d’autres officiers de l’armée nigérienne se réclamant du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) ont renversé Mohamed Bazoum, élu à la tête du pays en 2021.

Depuis le putsch, Bazoum et son épouse sont séquestrés au palais présidentiel à Niamey, la capitale. Les trois organisations ont exprimé à plusieurs reprises des inquiétudes quant à leur bien-être.

 

© Afrique54.net | Lucien Embom

 

 

 

 

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