►►Le porte-parole du gouvernement tchadien, Gassim Chérif Mahamat, a rejeté mercredi les accusations du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme selon lesquelles des frappes aériennes tchadiennes au Nigeria auraient coûté la vie à des dizaines de pêcheurs civils.
N’DJAMENA-Dans une déclaration officielle, M. Gassim Chérif a affirmé qu’aucun civil n’avait été visé lors des opérations menées par l’armée tchadienne contre le groupe terroriste « Boko Haram » dans la zone du lac Tchad. « Il n’y a pas de civils là-bas, tous ceux qui se trouvent là-bas sont des terroristes », a-t-il déclaré avec fermeté, précisant qu’il n’existe aucune preuve formelle corroborant ces accusations.
Le porte-parole a rappelé que l’état d’urgence avait été instauré dans cette zone. Il a souligné que l’armée disposait de moyens techniques suffisants pour identifier précisément ses cibles et qu’elle n’avait « jamais eu de problème avec les pêcheurs qui viennent du Nigeria, du Niger ou ceux du Tchad ».
Afin de clore la polémique, M. Gassim Chérif Mahamat a manifesté l’ouverture de N’Djamena à la transparence internationale. « L’Etat tchadien est prêt à mener les investigations au niveau de notre pays (…) et ensuite inviter le Haut-Commissaire ou une autre instance internationale à venir au Tchad, à aller sur le terrain », a conclu le porte-parole du gouvernement.
Les 4 et 6 mai derniers, le groupe Boko Haram a lancé des attaques meurtrières dans la province du Lac, causant la mort de plusieurs soldats tchadiens. En réaction à ces assauts, le gouvernement a décrété l’état d’urgence dans cette province frontalière et a déclenché une vaste opération antiterroriste.
By Xinhua



