■■ À l’occasion de la présentation de ses vœux au corps diplomatique, le samedi 31 janvier 2026 à Kinshasa, le président congolais Félix Antoine Tshisekedi a réitéré son ouverture à un dialogue entre Congolais, tout en posant des lignes rouges claires : respect des institutions issues du suffrage universel, primauté de la Constitution et organisation du processus sur le sol national, sous la conduite des institutions républicaines.
Afrique54.net | « Un dialogue apaisé, inclusif, résolument républicain », a insisté le chef de l’État, précisant qu’il ne saurait être question de remettre en cause l’architecture institutionnelle du pays.
Justice, souveraineté et fermeté face à l’agression
Dans un contexte sécuritaire tendu à l’Est du pays, l’homme fort de Kinshasa a également martelé que « la justice suivra son cours avec rigueur, sans complaisance », afin d’honorer la mémoire des victimes des violences liées à la guerre qu’il qualifie d’agression rwandaise.
Il a estimé que la reconnaissance par Kigali de son soutien à des groupes armés marque « un tournant majeur » en réduisant « l’espace du déni » et en appelant à l’activation des mécanismes du droit international et des résolutions onusiennes.
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Le président congolais a rappelé que souveraineté, indépendance et intégrité territoriale ne sont « pas des principes à géométrie variable », mais les fondements d’un ordre international juste et d’une paix durable.
Appui aux médiations et priorité au multilatéralisme
Tout en renouvelant sa confiance aux processus de Doha et de Washington, Félix Tshisekedi salue le rôle de médiation de l’Union africaine, soulignant l’importance du multilatéralisme pour répondre aux crises contemporaines.
Les engagements attendus incluent notamment l’arrêt de tout soutien aux groupes armés, le retrait des forces étrangères et la restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire.
Intégration régionale et transformation économique
Au-delà de la sécurité, le chef de l’État plaide pour une intégration régionale productive, capable de générer des bénéfices tangibles pour les populations à travers des infrastructures interconnectées et des chaînes de valeur régionales. Il a cité des projets structurants tels que le corridor de Lobito, le couloir vert Kivu-Kinshasa et le projet Grand Inga, illustrant l’ambition de rompre avec l’extraction brute des ressources au profit de la transformation locale et de la traçabilité.
2026, année charnière
Le Président Félix Tshisekedi a enfin identifié quatre priorités pour 2026 : la sécurisation durable de l’Est et la restauration de l’autorité de l’État ; l’accélération de la gouvernance ; la transformation de l’économie ; et la consolidation de l’unité nationale.
Un cap qui associe dialogue interne, fermeté institutionnelle et diplomatie active, dans l’objectif affiché de stabiliser durablement la République démocratique du Congo.
© Afrique54.net | Marcien Essimi, depuis Yaoundé



