►►Les pays doivent respecter la science et le droit international sur la question de l’exploitation des fonds marins, lesquels ne peuvent pas devenir un « Far West », a déclaré lundi le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, en ouvrant les travaux de la troisième Conférence des Nations Unies sur l’Océan tenue à Nice en France.
NICE (France)-Les pays doivent respecter la science et le droit international sur la question de l’exploitation des fonds marins, lesquels ne peuvent pas devenir un « Far West », a déclaré lundi le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, en ouvrant les travaux de la troisième Conférence des Nations Unies sur l’Océan tenue à Nice en France.
« L’enjeu est de concilier les préoccupations justifiées concernant l’impact sur l’environnement avec l’intérêt légitime que présentent ces ressources à l’appui d’une économie océanique durable et de la transition vers l’énergie verte », a indiqué le chef de l’ONU. Ainsi, la voie à suivre par les pays doit être « fondée sur la science, éclairée par le principe de précaution et conforme aux droits et obligations prévus par la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer ».
« Je soutiens les travaux en cours de l’Autorité internationale des fonds marins sur cet enjeu important. Les grands fonds ne peuvent pas devenir un ‘Far West' », a souligné M. Guterres.
Organisée conjointement par la France et le Costa Rica, l’UNOC3 a pour objectif de soutenir la mise en œuvre de l’objectif de développement durable 14 des Nations Unies (ODD14) « Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable ».
S’exprimant à la session d’ouverture, le président français Emmanuel Macron s’est lui aussi opposé à l’exploitation des grands fonds, jusqu’ici peu connus par la science. « C’est de l’obscurantisme que de faire de l’exploitation avant d’avoir commencé l’exploration. Le moratoire sur l’exploitation des grands fonds marins est une nécessité internationale », a-t-il déclaré.
« Les abysses ne sont pas à vendre, pas plus que le Groenland n’est à prendre, pas plus que l’Antarctique ou la haute mer ne sont à vendre », a souligné le président français.
En avril dernier, le président américain Donald Trump a signé un décret autorisant l’exploitation des grands fonds marins, une décision unilatérale critiquée par l’Autorité internationale des fonds marins.
BY Xinhua



