►► Le gouvernement danois a défendu mercredi la participation de son pays à l’espace Schengen, tout en réclamant un durcissement des règles européennes en matière de migration et la poursuite des projets de création de centres de retour hors de l’Union européenne (UE).
.
OSLO– Cette question a dominé un débat d’urgence organisé au Folketing, le parlement danois, à la suite des récentes pressions migratoires enregistrées à Ceuta, une enclave espagnole en Afrique du Nord.
La Première ministre Mette Frederiksen a déclaré que le Danemark se laissait la possibilité de renforcer ses contrôles aux frontières si nécessaire, tout en affirmant que l’Europe avait besoin de frontières extérieures plus solides et d’une approche fondamentalement différente face aux migrations irrégulières.
Elle a indiqué que les autorités danoises surveilleraient de près les éventuels déplacements de migrants à travers l’Europe, et pourraient étendre les contrôles aux frontières existants dans un délai très court. En cas de situation extrême, la police pourra contrôler toute personne entrant au Danemark, a-t-elle précisé.
Le gouvernement a par ailleurs rejeté les appels du Parti populaire danois visant à faire sortir le pays de l’espace Schengen.
Le ministre de l’Immigration et de l’Intégration Morten Bodskov a notamment averti lors du débat qu’une sortie de l’espace Schengen affaiblirait la capacité du Danemark à renvoyer les migrants en situation irrégulière dans le cadre des accords européens existants.
Ce débat intervient alors que Copenhague intensifie ses efforts pour obtenir une refonte du système migratoire de l’UE.
Un peu plus tôt mercredi, M. Bodskov a annoncé que les ministres du Danemark, de l’Allemagne, des Pays-Bas, de l’Autriche et de la Grèce se réuniraient à Copenhague le 4 septembre pour discuter des projets de création de centres de retour hors de l’UE. Ces cinq pays forment un groupe qui a pris l’initiative de promouvoir cette proposition.
By Xinhua


