►►L’organisation non gouvernementale (ONG) médicale internationale Médecins sans frontières (MSF) a déclaré lundi qu’au moins 58 personnes avaient été tuées dans des récents épisodes de violence dans l’Etat sud-soudanais de Jonglei, où environ 30.000 déplacés sont toujours coincés sans accès à la nourriture, à l’eau ou à des soins médicaux.
JUBA-Gul Badshah, directeur des opérations de MSF, a expliqué que les civils déplacés fuyaient les récentes violences à Lankien et Pieri et qu’ils cherchaient maintenant abri sous les arbres près des zones marécageuses de Nyatim, avec des moyens de survie très limités.
« Les gens meurent de famine présumée puisque leur seule nourriture se compose de feuilles d’arbre bouillies. Les enfants sont aussi morts de diarrhée liquide aiguë et de paludisme présumés », a indiqué M. Badshah dans un communiqué.
L’accès humanitaire à Nyatim est bloqué depuis près d’un mois, empêchant les organisations humanitaires de livrer une aide nécessaire de toute urgence à ceux qui sont piégés dans la zone, selon MSF.
L’ONG a averti que la situation se détériorait rapidement, alors qu’un grand nombre de déplacés, principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées, sont confrontés à des pénuries d’eau potable, d’abris et de médicaments.
Elle a également rapporté une insécurité dans la zone, avec notamment des enlèvements par des groupes armés et des civils attaqués pendant qu’ils cherchent à manger et à boire.
MSF a exhorté les autorités à autoriser de toute urgence l’accès humanitaire à Nyatim et a appelé la communauté internationale, y compris les agences onusiennes, à contribuer à une aide vitale.
L’organisation a averti que sans une intervention immédiate, le bilan pourrait s’alourdir alors que des milliers de personnes sont toujours coincées sans aide.
By Xinhua



