►►Le Hamas a exhorté mardi la communauté internationale à prendre des mesures efficaces pour contraindre Israël à mettre immédiatement et complètement fin à ce qu’il décrit comme des violations continues de l’accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza.
GAZA-Le Hamas a exhorté mardi la communauté internationale à prendre des mesures efficaces pour contraindre Israël à mettre immédiatement et complètement fin à ce qu’il décrit comme des violations continues de l’accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza.
Cet appel a été lancé dans un mémorandum politique soumis par le Hamas aux médiateurs égyptiens, qatariens et turcs, ainsi qu’aux parties garantes et aux organisations internationales, marquant le 100e jour depuis l’entrée en vigueur de l’accord de cessez-le-feu le 10 octobre 2025.
Aux termes du document, le groupe a réaffirmé son plein engagement envers l’accord, le décrivant comme un cadre contraignant visant à « mettre fin à l’effusion de sang, plutôt que de servir de couverture politique à une agression continue ou à la reproduction de politiques de génocide ».
Selon le mémorandum, depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, 483 Palestiniens ont été tués à Gaza, dont 169 enfants, 64 femmes, 191 hommes civils et 39 membres de factions palestiniennes, ajoutant que 96,3% des personnes tuées se trouvaient dans des zones désignées comme protégées par l’accord de cessez-le-feu.
Le texte indique en outre qu’Israël a commis 1.298 violations de l’accord, dont 428 incidents de tirs directs, 66 incursions de véhicules militaires dans les zones de cessez-le-feu et 604 cas de frappes aériennes et d’artillerie sur des zones peuplées de civils.
Il accuse également l’Etat hébreu d’étrangler le secteur de la santé de Gaza en bloquant les fournitures médicales vitales et les matériaux de reconstruction, et de ne pas permettre l’entrée du flux convenu d’aide humanitaire tout en manipulant le nombre de camions d’aide entrant à Gaza.
Le Hamas a demandé le respect de la première phase de l’accord et de passer immédiatement à la deuxième phase, qui comprend un retrait complet de l’enclave côtière.
Le groupe a par ailleurs insisté sur la nécessité de contraindre Israël à adhérer aux lignes de retrait convenues et demandé la création d’un mécanisme international de surveillance neutre sur le terrain pour le cessez-le-feu et l’acheminement de l’aide.
Le mémorandum exige également l’envoi sous supervision internationale de 600 camions d’aide par jour, dont 50 avec du carburant, ainsi que des opérations sans restriction de l’ONU. Il a en outre appelé à faire pression sur Israël pour qu’il ouvre immédiatement le terminal de Rafah pour permettre l’entrée de fournitures médicales, de matériaux d’abris et d’équipements de construction nécessaires à la reconstruction.
Le Hamas a également instamment demandé des pressions sur Israël pour qu’il révèle le sort de tous les détenus, libère les femmes et les enfants et restitue les corps qu’il détient encore.
Auparavant, un comité technocratique palestinien de 15 membres, formé pour administrer temporairement Gaza après le conflit, a officiellement commencé vendredi ses travaux dans la capitale égyptienne Le Caire.
Mardi, le journal israélien Haaretz a rapporté que l’Etat hébreu bloquait l’entrée du comité à Gaza, laissant le groupe ignorer quand et comment il pourrait commencer son travail sur le terrain.
By Xinhua



