►► Le 14 janvier 2026, la Confédération Africaine de Football (CAF) a rendu une décision disciplinaire importante concernant Samuel Eto’o Fils, président de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT). L’emblématique ancien international camerounais, désormais dirigeant du football national, a été frappé d’une suspension de quatre matchs officiels et d’une amende de 20 000 dollars américains (environ 11 millions de francs CFA).
Yaoundé, 07 janvier 2026 | Afrique54.net – La sanction est liée à des incidents survenus lors du quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc, disputé le 9 janvier 2026 entre le Cameroun et le Maroc notamment. La CAF a ouvert une procédure disciplinaire après avoir estimé que le comportement de Samuel Eto’o, pendant ou immédiatement après cette rencontre, avait enfreint les principes de fair-play et de conduite attendue de la part d’un officiel lors d’un tournoi continental.
Selon le communiqué officiel, le jury disciplinaire de la CAF a conclu que certains propos ou gestes du président de la FECAFOOT étaient contraires aux statuts et au code disciplinaire de l’instance. La sanction consiste en une interdiction d’accès aux stades pour les quatre prochaines rencontres officielles organisées par la CAF, assortie de l’amende précitée plus haut.
Réactions au Cameroun
La décision a immédiatement suscité des réactions fermes de la FECAFOOT. Dans une déclaration publique, la Fédération Camerounaise a contesté la transparence et le fondement de la décision, estimant qu’elle était « dénuée de toute motivation explicite » et que la procédure disciplinaire avait été menée de façon trop expéditive.
La FECAFOOT a également assuré de son soutien total à son président, tout en annonçant son intention d’utiliser les voies de recours prévues par le règlement pour contester la sanction devant les instances compétentes.
Un débat plus large sur la discipline et l’arbitrage
Au-delà de l’affaire Eto’o, cette sanction relance un débat plus large sur la discipline des officiels et des dirigeants, la gestion de l’arbitrage en compétitions internationales et la transparence des procédures disciplinaires de la CAF. Certains observateurs estiment que cette affaire pourrait avoir des conséquences durables sur la relation entre les fédérations nationales et l’instance continentale si les points de procédure et de justice sportive ne sont pas clarifiés.
© Afrique54.net ׀ Karel Monefong (Stg)


