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Justice au Cameroun : Rejets des demandes de liberté provisoire et témoignages clés dans le procès Martinez Zogo

 

►►Ce qui s’est passé le 22 septembre 2025

Afrique54.net » Le 22 septembre 2025 a été une date importante dans ce procès. Quelques faits marquants ont secoué l’opinion. L’audience a repris devant le Tribunal Militaire de Yaoundé après une pause ou un ajournement.

 

 

Lors de cette audience, la défense des accusés a sollicité la relaxe, arguant probablement de l’absence de preuves suffisantes ou de failles dans l’instruction.

Un témoin appelé par le commissaire est passé à la barre. Ce témoin a déclaré : « Danwe m’a demandé de donner une correction au journaliste ». Autrement dit, il a été affirmé que le commissaire Danwe, co-inculpé dans l’affaire, aurait ordonné qu’on inflige une « correction » à Martinez Zogo.

La défense met en cause la valeur probante des témoignages, demandant que ceux-ci soient écartés ou interprétés différemment. L’argument de la relaxe s’appuie notamment sur ce que la défense présente comme des doutes sérieux (preuves, contradictions, etc.).

 

Enjeux et implications

La demande de relaxe montre que la défense cherche à obtenir la libération des accusés ou leur acquittement complet. Si elle est acceptée, cela signifierait que l’accusation n’a pas satisfait au niveau de preuve exigé.

Le témoignage selon lequel un accusé aurait demandé de « donner une correction » à Zogo met en lumière des responsabilités directes, ce qui peut peser lourd dans la balance judiciaire.

Le déroulement du procès met en cause des personnes très en vue, des délais et des témoignages contradictoires. Cela a un fort retentissement public. L’affaire ne concerne pas seulement la justice, mais aussi la confiance dans les institutions, la liberté de la presse, et la responsabilité de ceux qui sont au pouvoir.

Contexte

Martinez Zogo, animateur radio très connu au Cameroun, directeur de la radio Amplitude FM, a disparu en janvier 2023. Son corps a été retrouvé dans des conditions troublantes. On parle de torture, de mutilations et décomposition avancée.

 

 

Des personnalités importantes, dont des agents de la Direction Générale de la Recherche Extérieure (DGRE) et l’homme d’affaires influent Amougou Belinga, sont mises en cause dans le cadre du procès.

Le procès se tient devant le Tribunal Militaire de Yaoundé. L’une des phases centrales est celle des témoignages de l’accusation. On dénombre,  plus de 40 témoins.

 

© Afrique54.net │Karel Monefong (Stg)

 

 

 

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