■■ La Roots Wild Foundation (RWF) a reçu, le 1er août 2026 à Yamoussoukro, le Grand Prix Nelson Mandela de la meilleure institution de protection de l’environnement. Une distinction qui vient saluer l’engagement de l’organisation dans la restauration des forêts, la protection de la faune et la préservation des ressources en eau en Côte d’Ivoire.
Yamoussoukro, Afrique54.net ǀ La cérémonie solennelle de remise du Grand Prix Nelson Mandela, organisée le 1er août 2026 à l’Hôtel des Parlementaires de Yamoussoukro, a mis à l’honneur plusieurs acteurs engagés dans le développement et la transformation du continent. Parmi les lauréats, la Roots Wild Foundation (RWF) s’est particulièrement distinguée en remportant le prix de la meilleure institution de protection de l’environnement.
Cette reconnaissance récompense le travail mené par l’organisation sous la conduite de son président, Bilal Hallal, et de ses équipes, engagées au quotidien dans la préservation du patrimoine naturel ivoirien.
Une action au service de la biodiversité
Face à l’urgence climatique et à la dégradation progressive des écosystèmes, la Roots Wild Foundation entend jouer un rôle majeur dans la protection de l’environnement en Afrique. L’organisation intervient notamment dans la restauration des forêts, la protection de la faune et la préservation des ressources en eau, en collaboration avec l’État ivoirien et les communautés locales.
Reboisement, sauvegarde des espèces menacées et sensibilisation des populations riveraines figurent parmi les principaux axes de son action.
Le jury du Grand Prix Nelson Mandela a notamment retenu l’efficacité des projets de reforestation, l’implication des communautés dans la gestion durable des ressources et la rigueur de la méthodologie mise en œuvre, avec pour objectif d’obtenir des résultats mesurables et durables pour la faune et la flore.
Bilal Hallal, un leadership engagé
À la tête de cette dynamique, Bilal Hallal incarne un leadership axé sur l’action et la mobilisation. Sa capacité à fédérer partenaires, bénévoles et autorités locales autour des enjeux environnementaux a contribué à renforcer la visibilité de la Roots Wild Foundation.
Surnommé affectueusement « Billy » par certaines populations, le président de la RWF a accueilli cette distinction avec humilité, tout en y voyant une responsabilité supplémentaire.
« Ce prix est un énorme coup de pression positive qui nous oblige à intensifier encore davantage nos interventions. Nous sommes spécialisés dans la protection de la biodiversité dans son ensemble et nous sommes partenaires de l’État de Côte d’Ivoire pour restaurer nos forêts, protéger notre faune et nos ressources en eau », a-t-il déclaré.
« C’est à nous de changer les choses »
Pour Bilal Hallal, la reconnaissance reçue à Yamoussoukro doit surtout servir de levier pour renforcer la mobilisation autour de la protection de l’environnement.
« J’appelle tous les Ivoiriens et tous les Africains à s’engager, dans leurs gestes quotidiens, dans ce processus de restauration. Personne ne viendra nous aider. C’est à nous de changer les choses », a-t-il lancé.
Le président de la Roots Wild Foundation considère ainsi le Grand Prix Nelson Mandela non comme une finalité, mais comme une invitation à poursuivre l’action.
« Ce Grand Prix Nelson Mandela n’est pas une fin en soi, mais un appel à l’action. Protéger la nature, c’est garantir notre propre avenir. Chaque arbre planté, chaque espèce protégée compte pour les générations futures », a-t-il insisté.
Life Builders : « Un appel à devenir des artisans de la réconciliation »
Président de l’organisation panafricaine Life Builders, Sylvain N’Guessan a souligné la portée symbolique de cette distinction. Pour lui, les prix décernés ne constituent pas de simples récompenses, mais doivent encourager une nouvelle génération d’acteurs africains à s’engager davantage.
« Ce prix n’est pas une simple récompense. C’est un appel. Un appel à devenir, comme Nelson Mandela, des artisans de la réconciliation entre l’homme et l’homme ainsi qu’entre l’homme et son environnement », a-t-il expliqué.
Sylvain N’Guessan a également salué la vision des lauréats, présentés comme des modèles capables de démontrer qu’il est possible d’entreprendre avec conscience, de produire de manière responsable et de créer de la valeur tout en restant attentif aux communautés.
Il a notamment appelé la jeunesse africaine à s’inspirer de ces parcours.
« L’Afrique n’a pas besoin de sauveurs venus d’ailleurs, mais de vous, debout, unis et déterminés », a-t-il lancé.
Alafé Wakili met en avant l’impact économique
Invité d’honneur de la cérémonie, Alafé Wakili, directeur général du groupe L’Intelligent d’Abidjan, a pour sa part insisté sur la dimension socio-économique des initiatives récompensées.
« Au-delà de Life Builders, ce sont les acteurs de développement que je suis venu encourager. Chaque lauréat crée au moins 25 emplois, soit des centaines de vies qui dépendent de l’engagement de chacun d’eux », a-t-il déclaré.
Pour le patron de presse, l’initiative présente également l’intérêt de mettre en lumière des acteurs encore en activité et capables de poursuivre leur contribution au développement du continent.
« Life Builders offre l’opportunité rare d’honorer des personnes encore en vie et en pleine activité. C’est une initiative qui mérite d’être saluée et soutenue », a-t-il ajouté.
Un trophée dédié aux acteurs de terrain
En recevant son trophée, Bilal Hallal a tenu à associer à cette reconnaissance les éco-gardes et les bénévoles engagés sur le terrain. Ces acteurs, souvent éloignés des projecteurs, participent directement à la mise en œuvre des actions de conservation et de restauration des écosystèmes.
À travers cette distinction, la Roots Wild Foundation voit ainsi son engagement environnemental davantage reconnu. Mais pour son président et ses équipes, le véritable enjeu reste la poursuite des actions de terrain.
De Yamoussoukro, la RWF repart avec une reconnaissance supplémentaire, mais surtout avec une responsabilité renforcée : contribuer, aux côtés des pouvoirs publics, des communautés et des partenaires, à la restauration du patrimoine naturel ivoirien et à la sensibilisation des générations futures.
© Afrique54.net ǀ Stéphane Beti, depuis Yamoussoukro





