►►La Banque de France a publié mardi ses dernières projections économiques, abaissant sa prévision de croissance du produit intérieur brut (PIB) français à 0,5% en 2026, soit 0,4 point de moins que dans ses projections de mars.
PARIS-Selon elle, cette révision s’explique par une hausse du prix du pétrole supérieure aux hypothèses du scénario de base de mars, ainsi que par une activité économique moins résiliente qu’anticipé au premier trimestre, qui devrait rester relativement atone au deuxième trimestre.
D’après ces projections, la croissance rebondirait ensuite à 0,9% en 2027, puis à 1,2% en 2028, portée par le redressement de la demande intérieure privée, en particulier la consommation des ménages et l’investissement des entreprises.
La Banque de France prévoit que l’inflation totale atteindrait 2,5% en 2026, sous l’effet de la hausse du prix du pétrole, soit une révision à la hausse de 0,8 point par rapport aux projections de mars. Elle refluerait ensuite à 1,7% en 2027 et en 2028, à la faveur de la détente des prix de l’énergie.
Dans un entretien accordé au quotidien Les Echos, Emmanuel Moulin, le nouveau gouverneur de la Banque de France, a indiqué qu’en l’absence de mesures additionnelles d’économies, le déficit public se creuserait légèrement en 2026 pour atteindre 5,2% du PIB. Le ratio d’endettement public continuerait par ailleurs de progresser, pour s’établir à 122% du PIB en 2028, accentuant ainsi l’écart avec la moyenne de la zone euro.
Face à la hausse du coût des carburants, il a toutefois souligné que le gouvernement avait opté pour des mesures de soutien très ciblées, permettant de limiter leur impact sur les finances publiques. Dans ces conditions, l’objectif d’un déficit public ramené à 5% du PIB demeure atteignable, a-t-il estimé.
By Xinhua


