►►Malgré une vaste mobilisation de la communauté scientifique mondiale en faveur du développement durable, de profondes fractures scientifiques persistent, menaçant de marginaliser les pays en développement, selon un rapport publié mercredi par l’UNESCO lors de l’ouverture à Paris de la Conférence mondiale 2026 de la Décennie internationale des sciences au service du développement durable (IDSSD).
PARIS-Selon le rapport, 50 millions de dollars de financements ont déjà été mobilisés pour des projets couvrant l’ensemble des 17 objectifs de développement durable des Nations Unies. Toutefois, les ressources scientifiques restent inégalement réparties. L’Afrique représente moins de 10% des initiatives de la Décennie, alors qu’elle compte 17,5% de la population mondiale. En outre, parmi les initiatives participantes, 40% considèrent la coordination, plutôt que le financement, comme leur principal obstacle. Cela met en évidence un déficit de gouvernance que l’argent seul ne saurait combler.
Le rapport préconise cinq réformes structurelles dont la réforme de l’évaluation de la recherche en rompant avec la culture actuelle du « publier ou périr », l’élargissement l’accès équitable aux infrastructures et aux connaissances scientifiques afin que tous les pays puissent participer et en bénéficier et l’établissement des liens directs entre les scientifiques et les décideurs pour que la recherche reste en prise avec les besoins de la société.
Placée sous le thème « La science en action : tracer la voie d’un avenir durable et équitable pour toutes et tous », la conférence de trois jours se penchera sur les défis les plus urgents afin de combler l’écart entre la recherche scientifique et les décisions qui touchent la vie des populations.
By Xinhua


