►►Le gouvernement sénégalais a fait de la reconstitution du capital semencier national une « priorité absolue » pour parvenir à la souveraineté alimentaire, a déclaré mardi à Dakar le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage, Cheikhou Oumar Ba.
DAKAR- « La souveraineté alimentaire de notre pays repose en grande partie sur notre capacité collective à produire, multiplier et mettre à la disposition des producteurs des semences certifiées de qualité, adaptées aux défis climatiques et à haute productivité », a-t-il indiqué.
Cette priorité est « pleinement alignée sur la Vision Sénégal 2050, référentiel des politiques publiques », a ajouté le ministre à l’ouverture d’un atelier consacré au bilan 2025 et à la planification des programmes semenciers 2026 de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA).
Selon lui, l’ISRA a produit 49.797 kilos de semences de prébase pendant l’hivernage et mobilisé 102.340 kilos au cours de la contre-saison chaude, tandis que les multiplicateurs privés ont produit 572.438 kilos de semences d’arachide.
« Ces résultats sont encourageants, mais ils ne doivent pas être considérés comme une fin en soi. Ils doivent avant tout constituer des indicateurs de pilotage nous permettant de mesurer objectivement le chemin déjà parcouru, d’évaluer l’écart qui nous sépare encore de notre ambition et d’apprécier l’effort qu’il nous reste à fournir », a poursuivi M. Ba.
Il a appelé les acteurs et partenaires du secteur agricole à bâtir un système semencier « plus intégré, plus performant et plus résilient », en renforçant la coordination entre la recherche, les organismes de contrôle et de certification, les producteurs semenciers, les organisations interprofessionnelles, le secteur privé et les partenaires financiers.
Lancé en 2025, le programme national d’autosuffisance semencière confié à l’ISRA doit être mis en œuvre sur une période de dix ans, jusqu’en 2034.
By Xinhua


