Iran : deux prisonniers politiques exécutés par le régime de Téhéran dans la ville de Karaj
■■ Seyed Mohammad Taghavi et Akbar Daneshvorkar, deux personnes de troisième âge, ont été exécutés ce lundi 30 mars 2026, dans l’enceinte de la prison de Ghezel Hessar, plus précisément dans la ville de Karaj, à 20 km du Nord-ouest de la capitale iranienne, Téhéran, révèle un communiqué du Comité de Soutien aux Droits de l’Homme en Iran (CSDHI).
Karaj, Afrique54.net | Selon le Comité de Soutien aux Droits de l’Homme en Iran (CSDHI), ces deux hommes du troisième âge ont été reconnus coupables de « rébellion armée » et de soutien à l’organisation interdite des « Moudjahidines du peuple d’Iran », Après les aveux extorqués sous la torture.
Les exécutions de ces prisonniers politiques ont été menées dans l’enceinte de la prison de Ghezel Hessar, à l’insu de leurs familles. À l’issue de « simulacres » de procès expéditifs menés par le Tribunal révolutionnaire de Téhéran selon le Comité de Soutien aux Droits de l’Homme en Iran, ils avaient été condamnés à mort sous des accusations de « rébellion armée» et d’appartenance à l’organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI).
Seyed Mohammed Taghavi, 59 ans, diplômé de l’Université de Téhéran, située au cœur de la capitale iranienne. Il avait une longue expérience de la lutte politique depuis les années 1980 et 1990. Sa dernière arrestation date de mars 2024, un an après sa libération de la prison d’Evin, qui se trouve au Nord de Téhéran en Iran, d’où l’exécuté purgeait une peine de trois ans, précise le CSDHI.
Âgé de 58 ans, Akbar Daneshvarkar le second exécuté a été arrêté en janvier 2024. Ancien ingénieur en construction, qui travaillait récemment comme coursier, il a été accusé d’implication dans les activités antigouvernementales et d’atteinte à la sécurité nationale. Il laisse une femme et un fils âgé de 12 ans.
© Afrique54.net | Alix Afana


