■■ L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin a exprimé son incompréhension face à ce qu’il considère comme une application variable des principes de souveraineté économique par les autorités françaises, dans un message diffusé sur les réseaux sociaux.
Paris, Afrique54.net | Le gouvernement français a autorisé la vente de LMB Aerospace, fournisseur de composants pour plusieurs équipements militaires majeurs français dont l’avion de combat Rafale, l’hélicoptère Tigre et le char Leclerc, au groupe américain Loar, pour un montant estimé à environ 400 millions d’euros, ont indiqué plusieurs sources concordantes.
Cette décision intervenue malgré des réserves émises par la Direction générale de l’armement (DGA), a suscité une vive réaction d’un ex Premier ministre français.
« Vraiment, je ne comprends plus. Un jour LMB Aerospace, qui avec sa propriété intellectuelle contribue à la production de Rafale, seule alternative souveraine aux F-35 américains, peut être vendu à un fonds américain. L’autre jour, des antennes clouées au sol, cédées par Eutelsat, ne peuvent être vendues à un fonds suédois, pays membre de l’UE », a-t-il écrit.
L’ancien chef du gouvernement s’interroge ainsi sur « les critères de souveraineté » retenus par l’exécutif dans le traitement des investissements étrangers touchant des secteurs jugés stratégiques, notamment la défense et les télécommunications.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de débats récurrents en France et en Europe sur l’équilibre entre attractivité économique et protection des actifs industriels sensibles.
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