■■ Le Gouvernement ivoirien a décidé de passer à l’action face aux difficultés ponctuelles observées dans la commercialisation du cacao en débloquant 280 milliards face au blocage dans la commercialisation.
Abidjan, Afrique54.net | L’annonce a été faite le mardi 20 janvier 2026 au cours d’une conférence de presse tenue au siège de la Caisse de stabilisation des produits agricoles (CAISTAB) et animée par le ministre d’État, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des productions vivrières, Kobenan Kouassi Adjoumani. Cette rencontre avec les médias vise à clarifier la situation réelle de la filière et à présenter les mesures urgentes prises par le gouvernement ivoirien pour garantir l’écoulement résiduelles.
Rappelant le contexte principale 2025-2026, le ministre Adjoumani a souligné que le Conseiller du Café-Cacao (CCC) avait, avant même l’ouverture de ladite campagne, vendu par anticipation plus de 85% de la production nationale, conformément au mécanisme en vigueur. « Cette anticipation nous a permis de fixer un prix bord champ historique de 2800 FCFA le kilogramme, jamais observé dans notre pays », a-t-il précisé.
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Poursuivant, il a indiqué que, entre septembre 2025 et janvier 2026, les cours mondiaux de cacao ont chuté d’environ 30%, passant de près de 3800 FCFA/kg à 2500 FCFA/kg. Malgré cette baisse, la Côte d’Ivoire a maintenu son prix garanti, grâce à son mécanisme de stabilisation. « Ce prix a été fixé par le Président de la République et doit être strictement respecté sur le terrain », a insisté le ministre soulignant l’engagement de l’Etat à protéger les revenus des producteurs.
Selon les chiffres officiels, les quantités résiduelles de cacao s’élèvent actuellement à environ 120, 000 tonnes, dont 20, 000 tonnes ont déjà été enlevées. Pour observer le stock restant, l’État a décidé d’intervenir directement sur le marché. « Si nous devions acheter le 100,000 tonnes restantes, cela représenterait près de 280 milliards de FCFA », a-t-il fait savoir avant d’ajouter que ces ressources seront mobilisées en collaboration avec des institutions financières.
Implication des opérateurs nationaux
Cette stratégie repose sur l’implication d’opérateurs nationaux crédibles et structurés. En poursuivant son propos, le ministre a indiqué que la stratégie retenue repose sur l’implication d’opérateurs nationaux crédibles et structuré, en collaboration avec les broyeurs, les multinationales et les exportateurs internationaux.
Concrètement, trois mesures majeures ont été arrêtées : l’inventaire de tous les stocks invendus en zone de production, la mise en place d’un dispositif d’achat garanti au prix de 2.800 FCFA/kg, de l’organisation de séances d’information et de sensibilisation à l’endroit de l’ensemble des acteurs. « Ces dispositions nous permettront d’agir rapidement sur le terrain, de rétablir la liquidité dans les zones de production et de sécuriser l’évacuation du cacao vers les usines et les ports », a assuré Kouassi Adjoumani.
Concluant, le ministre s’est voulu rassurant à l’endroit des producteurs. « Je veux rassurer l’ensemble des producteurs : la situation est sous contrôle. Le Gouvernement est mobilisé, la réponse est structurée et les opérations d’enlèvement vont produire des effets concrets dans les prochains jours », a affirmé le ministre avant de clarifier sur le nombre exact de tonnes entre les mains des producteurs.
Selon Kouassi Adjoumani, les 700, 000 tonnes de cacao qui seraient encore entre les mains des producteurs tel annoncé par le Syndicat des producteurs, il s’agit plutôt de 123,000 tonnes de cacao.
© Afrique54.net | Stéphane Beti , depuis Abidjan



