■■ À moins de quelques semaines de l’échéance du 9 février 2026, Yaoundé s’active pour accueillir un événement d’envergure continentale qui n’est autre que le 23ᵉ Congrès international et Exposition de l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA), cherchant à positionner le Cameroun comme un hub régional de réflexion et d’action sur l’eau.
Yaoundé, Afrique54.net | Le Palais des Congrès se mue progressivement en un centre stratégique où convergeront décideurs politiques, experts techniques et acteurs du développement, à l’occasion du 23ᵉ Congrès international et Exposition de l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA).
Un rendez-vous stratégique
Ce congrès, considéré comme l’un des plus importants forums africains dédiés à l’eau potable et à l’assainissement, ambitionne placer l’Afrique au cœur des solutions durables face aux défis hydriques croissants : urbanisation rapide, pression démographique, changement climatique et accès inégal aux services sociaux de base.
Pendant plusieurs jours, Yaoundé sera une plateforme de réflexion et de décisions, où des sujets sur les innovations technologiques, politiques publiques et partenariats financiers seront débattus dans une perspective panafricaine.
Une organisation suivie au plus haut niveau
« Le Président de l’AAEA, Dr Blaise MOUSSA, Directeur Général de la CAMWATER* ne laisse rien au hasard. Conscient de l’envergure de l’événement, il multiplie les descentes sur le terrain », a appris Afrique54 des responsables de la communication de l’entreprise. Dr Blaise MOUSSA veille à ce que les infrastructures — salles de conférences, espaces d’exposition, dispositifs logistiques — soient conformes aux standards internationaux. Cette implication directe traduit l’importance stratégique accordée à l’événement dont la réussite sera perçue comme une consolidation de la crédibilité organisationnelle pour le Cameroun sur la scène internationale.
Onction présidentielle et portée politique
L’édition 2026 du congrès a reçu l’aval du président camerounais Paul Biya, un signal politique fort. Cette reconnaissance institutionnelle confère à la rencontre un statut officiel, garantissant sécurité, visibilité diplomatique et mobilisation des administrations concernées.
Au-delà du protocole, cette implication de l’État souligne la volonté du Cameroun de s’affirmer comme un acteur majeur des politiques de l’eau et de l’assainissement en Afrique, à un moment où ces secteurs conditionnent directement la santé publique et le développement économique.
Cameroun ou un hub régional de réflexion et d’action sur l’eau ?
Alors que le compte à rebours est lancé, les inscriptions des participants se poursuivent activement. Experts, entreprises, institutions financières et collectivités sont invités à prendre part à ce rendez-vous, tandis que les annonceurs et partenaires sont appelés à réserver leurs stands pour associer leur image à un événement à forte portée symbolique et opérationnelle.
Pour Yaoundé, l’enjeu dépasse la simple organisation logistique : il s’agit de confirmer sa capacité à accueillir des événements internationaux majeurs, tout en inscrivant durablement la question de l’eau au centre de l’agenda africain.
À travers ce congrès, le Cameroun ne se contente pas d’être un pays hôte. Il cherche à se positionner comme un hub régional de réflexion et d’action sur l’eau, dans un contexte où les solutions africaines aux problèmes africains deviennent une nécessité. Si les attentes sont élevées, la réussite de l’AAEA 2026 pourrait marquer un tournant stratégique pour la gouvernance de l’eau sur le continent.
© Afrique54.net | Marcien Essimi, depuis Yaoundé


