■■ Les États-Unis ont annoncé la suspension pour une durée indéterminée du traitement des visas d’immigration pour les ressortissants de 75 pays, selon une directive émanant du Département d’État américain.
Washington, Afrique54.net | La mesure, attribuée à l’administration de Donald Trump, entrera en vigueur le 21 janvier 2026 et concerne plusieurs régions du monde, notamment l’Afrique, l’Asie, l’Europe, l’Amérique latine, les Caraïbes et le Moyen-Orient.
Cette suspension touche des milliers de demandeurs de visas d’immigration, incluant les regroupements familiaux, certaines catégories de travailleurs et d’autres programmes migratoires permanents. Aucune date officielle de reprise n’a été communiquée à ce stade.
De nombreux pays africains concernés
L’Afrique figure parmi les régions les plus impactées par cette décision. Les pays concernés sont : Éthiopie, Ouganda, Rwanda, Tanzanie, Nigeria, Ghana, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan du Sud, Soudan, République démocratique du Congo, République du Congo, Guinée, Liberia, Libye, Égypte, Érythrée, Maroc, Cameroun, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Gambie et Tunisie.
L’Amérique latine, l’Europe et l’Asie également touchées
En Amérique latine et dans les Caraïbes, la suspension concerne notamment le Brésil, la Colombie, l’Uruguay, Haïti, Cuba, la Jamaïque et plusieurs États insulaires.
En Europe et dans les Balkans, figurent entre autres l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Moldavie, le Kosovo et la Russie.
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En Asie et au Moyen-Orient, des pays comme le Pakistan, le Bangladesh, l’Afghanistan, l’Iran, l’Irak, la Syrie, le Liban et le Yémen sont également concernés.
Inquiétudes et incertitudes
Cette décision suscite de vives inquiétudes parmi les candidats à l’immigration et les organisations de défense des droits des migrants, qui redoutent un durcissement durable de la politique migratoire américaine. Plusieurs observateurs estiment que cette mesure pourrait avoir des conséquences économiques, sociales et diplomatiques importantes, notamment pour les pays africains fortement dépendants des diasporas.
Les autorités américaines n’ont, pour l’instant, fourni aucun calendrier clair ni précisé les critères pouvant mener à une levée de la suspension.
© Afrique54.net | Marcien Essimi, depuis Yaoundé



