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Arrestation du Président Vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse : un séisme politique mondial

►► Dans un développement géopolitique sans précédent, l’ancien Président du Venezuela Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores ont été capturés puis emmenés aux États-Unis par des forces américaines, avant de comparaître devant un tribunal fédéral à New York pour répondre à des accusations de narco-terrorisme, de trafic de drogue et de possession illégale d’armes. L’opération, menée dans la nuit du 3 janvier 2026, a été annoncée par le Président américain Donald Trump comme une action contre le trafic de stupéfiants et la criminalité transnationale, mais elle a immédiatement déclenché une onde de choc diplomatique et juridique. 

 

Yaoundé, 06 janvier 2026 | Afrique54.net – Devant le juge fédéral à Manhattan le 5 janvier, Maduro a plaidé non coupable aux chefs d’accusation, déclarant qu’il avait été « kidnappé » et affirmant qu’il était « innocent, un homme décent » et toujours le Président légitime du Venezuela. Sa femme, Cilia Flores, également inculpée, a elle aussi rejeté les accusations portées à son encontre.

 

 

 

Maduro s’est même proclamé « prisonnier de guerre », ce qui illustre sa stratégie de contester à la fois la légalité de l’opération et sa propre légitimité devant la justice américaine.

 

 

 

Le président américain a quant à lui défendu l’opération, la qualifiant de réussite historique dans la lutte contre le trafic de drogue. Donald Trump a indiqué que les États-Unis n’étaient pas en guerre avec le Venezuela mais qu’ils ciblaient « des narcotrafiquants ».

Des responsables de son administration ont aussi précisé que les États-Unis pourraient s’investir dans la transition politique et la reconstruction économique du Venezuela, notamment dans le secteur pétrolier, source majeure de revenus du pays.

L’opération a suscité de vives critiques sur la scène internationale. L’ONU, par l’intermédiaire de son Secrétaire Général, a exprimé de sérieuses préoccupations sur la violation présumée du droit international, rappelant que l’usage de la force dans un autre pays est strictement encadré par la Charte des Nations Unies. Des alliés du Venezuela, tels que la Russie et la Chine, ont condamné l’arrestation la qualifiant d’atteinte à la souveraineté nationale.  Plusieurs pays d’Amérique Latine, notamment le Mexique et la Colombie, ont également critiqué l’opération, estimant qu’elle risque de déstabiliser davantage la région.

À Caracas, la capitale du Venezuela, la Vice-Présidente Delcy Rodríguez a été rapidement investie Présidente par intérim par la Cour Suprême vénézuélienne. Elle a fermement condamné l’intervention américaine, affirmant que Maduro restait le seul Président légitime de la République.

 

Réactions politiques et publiques

Certains leaders d’opposition au Venezuela ont accueilli positivement la capture du Président Nicolás Maduro, la considérant comme une étape vers de nouvelles élections et une rupture avec ce qu’ils qualifient de régime autoritaire. À l’inverse, des gouvernements progressistes et des ONG des droits humains ont dénoncé l’action américaine comme une violation flagrante du droit international, soulignant qu’un tel précédent pourrait fragiliser la protection des Chefs d’État partout dans le monde.

La capture de Nicolás Maduro et de son épouse a également divisé l’opinion aux États-Unis. Certains républicains louent l’opération comme une action décisive contre le crime organisé, tandis que des élus démocrates expriment des réserves, dénonçant un manque de clarté sur les conséquences à long terme et la légalité de l’intervention.

 

Quelle suite ?

Maduro et Flores doivent de nouveau comparaître devant la justice américaine le 17 mars 2026 pour les prochaines étapes de leur procès.

Pendant ce temps, le Venezuela se retrouve politiquement fragmenté, tiraillé entre ceux qui rejettent l’arrestation et la qualifient d’ingérence étrangère et ceux qui souhaitent une transition politique rapide après des années de crise.

 

© Afrique54.net ׀ Karel Monefong (Stg)

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