►►Le 12 octobre prochain, les Camerounais seront appelés aux urnes pour choisir leur prochain président. Parmi les douze candidats en lice, une seule femme Hermine Patricia Tomaïno Ndam Njoya, figure bien connue de la scène politique nationale. A 65 ans, la présidente de l’Union Démocratique du Cameroun (UDC) entend porter haut la voix des femmes et propose une alternance centrée sur l’éthique, la gouvernance locale et la réconciliation nationale.
Afrique54.net | Héritière d’un combat politique. Veuve d’Adamou Ndam Njoya, fondateur de l’UDC et candidat historique à plusieurs présidentielles, Hermine Patricia Tomaïno Ndam Njoya a repris la tête du parti en 2020 après le décès de son mari. Elle n’était pas une inconnue. La veuve de Ndam Njoya a longtemps été députée nationale et est aujourd’hui maire de Foumban, capitale culturelle du peuple Bamoun, où elle s’est imposée comme une élue de terrain, proche des réalités quotidiennes.
Après l’échec des hommes, les femmes doivent prendre le relais
La candidate assume un discours sans détour. Pour elle, le temps est venu de confier la gouvernance aux femmes.
« Après l’échec des hommes, il faut que les femmes prennent le pouvoir », martèle-t-elle. Convaincue que l’approche féminine de la politique peut apporter plus de transparence, d’efficacité et d’attention aux besoins sociaux, elle espère incarner une alternative crédible face aux ténors masculins de l’opposition comme Cabral Libii ou Joshua Osih.
Une campagne axée sur la proximité et la gouvernance locale
Sa candidature s’appuie sur une vision forte consistant à renforcer la décentralisation et donner plus de moyens aux collectivités locales. Pour cette ancienne parlementaire, la solution aux problèmes de pauvreté, de chômage et de marginalisation des régions passe par une meilleure répartition des ressources et un ancrage du pouvoir au niveau local.
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Un symbole pour l’opposition camerounaise
Dans un paysage politique dominé depuis quatre décennies par Paul Biya et marqué par la fragmentation de l’opposition, la candidature d’Hermine Patricia Tomaïno Ndam Njoya revêt une dimension symbolique. Première femme à représenter un parti majeur à la présidentielle, elle espère mobiliser non seulement l’électorat féminin, mais aussi tous ceux qui aspirent à un renouvellement profond de la classe politique.
« Mon ambition est simple. Réconcilier les Camerounais avec leur avenir », confie-t-elle. Reste à savoir si ce pari audacieux pourra transformer l’essai dans une compétition où l’expérience et la visibilité médiatique des hommes continuent de peser lourd.
© Afrique54.net | Karel Manefon (Stg)




