►►Le Ministre des Mines de l’Industrie et du Développement Technologique, Pr Fuh Calistus Gentry, a procédé le 15 juillet 2025 au lancement du projet d’exploitation de la bauxite de Minim-Martap par l’entreprise CAMALCO, filiale camerounaise de la société australienne CANION Ressources.
Afrique54.net‹ Ce projet socio-économique se positionne comme étant le plus grand projet industriel minier en Afrique.
Il se décline sur plusieurs composantes, notamment le volet mine avec la construction de la mine et des autres installations minières connexes ; le volet infrastructures routières avec l’aménagement de 45 km de route ralliant le site minier à la gare de Makor ; le volet transport avec la construction des infrastructures ferroviaires et les installations dédiées au Port Autonome de Kribi (PAK) ; le volet énergie avec la mise en place d’une unité de production d’énergie et le volet industrie avec la construction d’une unité de traitement de la bauxite en alumine.
Le projet connaît un niveau très avancé dans son plan de développement. Les travaux de construction des infrastructures routières de 45 km sont en cours, après que le Ministère des Travaux Publics ait accordé les autorisations nécessaires à la société. En outre, le lancement des travaux de construction des voies d’accès à la gare minéralière à Makor est prévu à partir du 25 juillet prochain, tandis que la construction des voies d’accès à cette gare minéralière devrait être achevée d’ici le 15 septembre 2025.
Réhabilitation de la voie ferrée
Au plan environnemental, le Ministère des Mines a délivré le certificat de conformité et validé les TDR des études d’impact environnemental et social relatif au projet. De plus, l’autorisation d’importation des wagons et des locomotives a permis à la société CAMALCO de passer la commande de 22 locomotives et 560 wagons qui seront acheminés au Cameroun au plus tard en février 2026. La réhabilitation des infrastructures ferroviaires sur une distance de 600 km entre Makor et Douala débutera en septembre en relation avec la société CAMRAIL.
Ainsi, l’Etat bénéficiera de 10% de la valeur du produit fini extrait, tandis que le compte spécial de développement des capacités locales au sein des arrondissements et villages concernés sera alimenté à hauteur de 1% du chiffre d’affaires. La société CAMALCO versera également à l’Etat 33% de son bénéfice au titre de l’impôt sur les sociétés, 10% de ses dividendes à la SONAMINES et 15% de ses dividendes au titre de l’impôt sur la distribution des dividendes. Le projet devrait générer des milliers d’emplois directs et indirects, stimuler l’économie locale et nationale, et contribuer à la réduction de la pauvreté. Les autorités camerounaises suivent de près la mise en œuvre de ce projet et s’assurent que les populations locales bénéficient des retombées positives de cette exploitation minière.
Pléthore de défis à relever
Par ce projet, le Cameroun franchit un pas important dans le développement économique et industriel, et se positionne comme un partenaire privilégié pour les investisseurs étrangers. Les défis à relever sont nombreux, mais les potentialités offertes par ce projet sont énormes et devraient contribuer à faire du Cameroun un pays émergent dans les années à venir. C’est ainsi que, les retombées socio-économiques de ce projet seront bénéfiques pour le Cameroun en général et pour les populations riveraines et autochtones en particulier.
© Afrique54.net │Georges Potain Likeng




