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Les cultures française et chinoise se rencontrent dans une collection de timbres

►►DES TIMBRES CONCUS PAR DES ARTISTES CHINOIS ET FRANCAIS

L’artiste chinois Li Zhongyao, l’un des premiers concepteurs de ces timbres, a privilégié la technique du lavis à l’encre de Chine pour ses créations. « Lorsque le concept du zodiaque chinois a été introduit pour la première fois sur la scène philatélique française, j’ai pensé qu’il y avait un manque de compréhension de la peinture à l’encre de Chine et de la calligraphie chinoise en France », se souvient-il.

 

 

 

(Xinhua/Gao Jing)

 

M. Li a continué d’utiliser cette technique dans ses créations ultérieures et son style a été salué par les collectionneurs, qui n’ont pas seulement été fascinés par le magnifique dessin sur les timbres, mais aussi par les cultures traditionnelles chinoises qu’ils représentaient ainsi que par la Chine elle-même.

L’artiste chinois Chen Jianghong conçoit des timbres depuis 2019. Lorsqu’il évoque les concepts de ses créations, il juge que les timbres devraient être colorés, simples et pleins d’éléments artistiques chinois.

Sa dernière œuvre a été consacrée à la création de deux blocs de timbres spéciaux pour l’année du Serpent.  « Le serpent est difficile à dessiner et j’ai cherché à capturer sa force, sa souplesse et l’équilibre entre ces deux caractères », a-t-il confié à Xinhua.

 

 

 

Des artistes français ont également participé à la création de ces timbres du Nouvel An chinois. Les œuvres d’Etienne Théry, concepteur français du timbre de 2018 pour l’année du Chien, se sont concentrées sur l’interaction entre différentes cultures.

Il a ainsi conçu un petit carnet de timbres présentant douze sculptures sur le thème du chien dans différents matériaux, provenant de collections de musées de France et représentant différents styles artistiques de diverses régions d’Europe, d’Afrique et d’Asie. Aussi a-t-il cherché à combiner la culture chinoise avec les cultures occidentales et mondiales pour célébrer l’année du Chien.

 

UNE VITRINE OUVERTE SUR LA CHINE

 

Il paraît que dès 1653, quelqu’un en France a inventé un titre de paiement de même nature qu’un timbre-poste, que l’on maintenait sur l’enveloppe à l’aide d’une pince. Au terme d’une centaine d’années, outre le fait d’être un outil de paiement, les timbres sont devenus un support de l’histoire et du patrimoine culturel, qui reflètent souvent la culture, l’histoire et les événements importants d’un pays ou d’une région.

 


(Photo : Chen Yichen)

 

 

« Les signes du zodiaque constituent l’une des bases de la culture chinoise. Nous avons donc respecté ce caractère fondamental et avons voulu le rendre accessible au grand public », a dit Philippe Wahl, président-directeur général du groupe La Poste. Selon lui, l’idée d’origine des timbres du zodiaque chinois était de « rapprocher » les cultures chinoise et française.

Sur le site de lancement, Madeleine Corbeau, tenant une pile de timbres de l’année du Serpent, a attendu impatiemment de pouvoir les faire autographier par leur concepteur. Chacune de ces 15 dernières années, dès que le Nouvel An chinois arrive, elle vient presque toujours ici. « Je (les) trouve très beaux. (…) La couleur est belle, les animaux sont bien faits et j’aime beaucoup les idéogrammes (sic) chinois, l’écriture », a-t-elle confié.

En fait, l’année du Serpent est le premier Nouvel An lunaire chinois après que l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a inscrit la fête du Printemps et les pratiques sociales du peuple chinois durant les célébrations du Nouvel An traditionnel sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

 

 

 

« Je comprends totalement qu’il ait pu être inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO », a dit Jean-Paul Forceville, directeur des relations européennes et internationales de La Poste. Selon lui, l’émission de ces timbres, a participé au caractère universel de cette célébration du Nouvel An chinois.

« Nous souhaitions à l’origine (…) faire dialoguer les cultures chinoise et française. C’était aussi une façon de témoigner de la présence d’une forte diaspora chinoise en France, à Paris en particulier, mais aussi sur (l’ensemble de) notre territoire. Donc, c’est une façon de dialoguer avec cette diaspora chinoise en France », a-t-il ajouté.

 

By Xinhua

 

 

 

 

 

 

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